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Point de vue

Pulp Fiction : une véritable leçon de cinéma

Pulp Fiction démarre sur un concept original. Trois histoires à priori indépendantes les unes des autres finissent par s’entremêler pour former un chef d’œuvre de créativité. Dès la première seconde, on est plongé dans la peau d’un jeune couple de braqueurs assoiffés d’adrénaline et excités à l’idée de dévaliser un restaurant. Juste après, un duo de tueurs à gages nous emportent dans leur quête d’une mystérieuse mallette au beau milieu d’une version d’Hollywood complètement dépravée. Quand un boxeur en fin de carrière se retrouve en conflit avec le plus gros malfrat de la ville, il est contraint de devoir tout faire pour essayer de s’échapper.

Un casting millimétré

Pulp Fiction se démarque par des dialogues sans queue ni tête, interprétés à la perfection par une distribution exceptionnelle. John Travolta s’éclate dans le rôle de Vincent Vega, un tueur à gages un peu stupide qui revient tout juste d’Amsterdam. Le péché mignon de son acolyte, Jules Winnfield, est de citer un passage de la bible avant de liquider quelqu’un. Son personnage est merveilleusement bien interprété par Samuel L. Jackson. Les deux gangsters règlent des comptes pour le mystérieux Marcellus Wallace (alias Ving Rhames), dont on ne voit pas le visage avant la fin du film. On le retrouve d’ailleurs dans une course-poursuite acharnée contre Butch Coolidge (alias Bruce Willis), un boxeur qui a délibérément désobéi au malfrat. Quand Vincent Vega doit s’occuper de Mia Wallace (alias Uma Thurman), la femme complètement camé du boss, le duo fait des étincelles. Entre deux rails de coke et des dialogues ébouriffants, le binôme nous entraîne dans un twist endiablé qui nous donne (carrément) envie de danser avec eux.

Quentin Tarantino nous expose ici toute la grandeur de son génie à travers des scènes dramatiques tournées à la rigolade. Le tout accompagné d’une bande-son admirablement bien choisie et composée des standards pop des années 60 et 70. Les dialogues prennent à contre-pied toutes les règles cinématographiques pour ramener au centre la seule règle vraiment importante aux yeux du réalisateur : susciter l’intérêt du spectateur. Chaque dialogue, même banal, monte crescendo vers une violence explosive qui caractérise bien Tarantino. Quand Jules Winnfield entame une discussion sur les hamburgers, il finit par mettre deux balles à son interlocuteur. Surprenant.

À la fin, les différentes scènes viennent harmonieusement s’emboîter, comme les pièces d’un même puzzle. De quoi nous éclairer sur le rendu global de l’œuvre et d’en comprendre toutes les subtilités.

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