Rubrique
Brèves

Mort d’Emiliano Sala : l’organisateur du vol condamné à 18 mois de prison

Près de deux semaines après avoir été reconnu coupable d’imprudence ou de négligence “susceptible d’avoir mis en danger un appareil”, David Henderson, organisateur du vol d’Emiliano Sala vers Cardiff, a été condamné vendredi 12 novembre à 18 mois de prison. Il avait organisé, en janvier 2019, le vol privé qui devait transférer le footballeur Emiliano Sala de Nantes à Cardiff City, où l’attaquant argentin venait de s’engager. Mais peu après le décollage, l’appareil s’était écrasé au nord de Guernesey, provoquant le décès du joueur et du pilote. Au cours de son procès, David Henderson avait également plaidé coupable pour transport d’un passager sans autorisation valide.

Selon l’accusation, le prévenu devait initialement piloter l’appareil, mais, en vacances à Paris avec sa femme, il avait confié le transport à David Ibbotson. Mais ce pilote n’avait pas de licence de pilote commercial, sa qualification pour ce type d’appareil avait expiré et il n’était pas compétent pour voler de nuit. Le procureur Martin Goudie avait accusé l’intermédiaire d’avoir agi “dans son intérêt financier” et de savoir pertinemment que le pilote n’était pas qualifié : “Il a ignoré certaines exigences de sécurité lorsque cela l’arrangeait, lui et ses intérêts commerciaux”Lors de son témoignage, le propriétaire de l'appareil, Fay Keely avait indiqué avoir demandé explicitement par écrit au prévenu de ne plus recourir aux services de David Ibbotson, après plusieurs infractions signalées. La défense de David Henderson avait cependant réfuté toute “imprudence”, affirmant que les manquements aux règlements reprochés à son client relevaient “purement d’une question de paperasse” et qu’ils n’avaient pas conduit à mettre réellement le vol en danger.

Dans son rapport définitif publié en mars 2020, le bureau d’enquête britannique sur les accidents aériens avait estimé que le pilote a probablement été intoxiqué au monoxyde de carbone par le système d’échappement du moteur. Il avait conclu que le pilote avait perdu le contrôle de l’appareil lors d’une manœuvre effectuée à une vitesse trop élevée, “probablement” destinée à éviter le mauvais temps. L’avion était lancé à une vitesse de 270 miles par heure (435 km/h) au moment de l’impact avec l’eau, ne laissant aucun espoir de survie.

Application Mobile

Téléchargez Encrage Media sur votre mobile pour ne pas manquer nos dernières publications !

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain ou non afin d'éviter les soumissions de pourriel (spam) automatisées.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.