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La Corée du Sud lance sa première fusée de conception nationale

Alors qu’elle cherche à rejoindre le club des nations spatiales avancées, la Corée du Sud a lancé jeudi 21 octobre sa première fusée spatiale de conception nationale. Celle-ci transporte une charge utile d’une tonne. “La fusée Korean Satellite Launch Vehicle II, surnommée "Nuri", s'est élevé du pas de tir de Goheung dans une colonne de flammes : on dirait qu'il s'élève dans le ciel sans problème", a estimé un commentateur d'une chaîne de télévision. En quelques minutes seulement, la fusée a atteint 600km d’altitude, le début de sa portée. Il aura fallu plus de dix ans à la Corée du Sud pour développer cette fusée de trois étages et de six moteurs à carburant liquide. “Nuri” pèse 200 tonnes et mesure 47,2 mètres de long. Son coût est estimé à 2000 milliards de wons, soit environ 1,46 milliard d’euros.

Douzième économie mondiale, la Corée du Sud est un des pays les plus technologiquement avancé grâce notamment à Samsung, le plus grand fabricant de puces et de smartphones au monde. Mais dans la conquête spatiale, le pays n’a jamais montré de grandes ambitions. En Asie, seuls la Chine, le Japon et l'Inde ont développé des programmes spatiaux avancés, et la Corée du Nord étant le dernier entrant dans le club des pays capables de lancer un satellite. Aujourd’hui, seulement six pays ont lancé avec succès une charge utile de plus d'une tonne sur leurs fusées.

De son côté, le programme spatial coréen affiche un bilan mitigé : ses deux premiers lancements, en 2009 et 2010, qui utilisaient la technologie russe, se sont soldés par des échecs. La deuxième fusée avait explosé après deux minutes de vol, Séoul et Moscou se sont alors rejetés mutuellement la faute. Mais en 2013, le pays avait finalement réussi un lancement se reposant sur des moteurs développés en Russie. Le succès de “Nuri” offrirait à la Corée du Sud un potentiel "infini", estime un expert."Les fusées sont le seul moyen disponible pour l'humanité d'aller dans l'espace", explique Lee Sang-ryul, directeur de l'Institut coréen d'études aérospatiales, au journal local Chosun Biz. "Disposer d'une telle technologie signifie que nous avons rempli les conditions de base pour rejoindre cette compétition d'exploration spatiale". Le lancement de jeudi est une étape dans le programme spatial ambitieux de la Corée du Sud, avec l'objectif annoncé en mars par le président Moon Jae-in de lancer un orbiteur lunaire l'an prochain. "Grâce aux réalisations des systèmes de fusées sud-coréens, le gouvernement poursuivra un programme actif d'exploration spatiale", a déclaré le chef de l'Etat. La Corée du Sud a désormais un rêve, celui de poser sa première sonde sur la Lune d’ici 2030.

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