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En Iran, la mort d’une femme arrêtée pour “port de vêtements inappropriés” enflamme le pays

Le 13 septembre dernier, Masha Amini est arrêtée par la police des mœurs à Téhéran et est tombée quelques heures après son arrestation dans le coma. Elle décède à l’hôpital le 16 septembre et si la police assure ne pas l’avoir touchée, la population s’est embrasée.

Des protestations vieilles de plusieurs années

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux mettent en scène ces derniers jours des Iraniennes brûlant leur hijab en signe de protestation. Masha Amini avait en effet été interpellée car son voile ne couvrait pas entièrement ses cheveux. Dans la capitale et dans d’autres villes dans la province du Kurdistan, des centaines de personnes ont défilé contre le régime et la police meurtrière, certaines femmes retirant leur voile ou hijab dans la rue. Si la police affirme qu’elle n’est pas responsable de la mort de la jeune Iranienne, la population dénonce des violences quotidiennes et insupportables. Pour le ministre de l’Intérieur iranien Ahmad Vahidi, Masha Amini avait une santé fragile et avait “subi une opération à 5 ans au cerveau”, argument que le père de la défunte a balayé en assurant que sa fille était “en parfaite santé” au moment de sa mort. Il est par ailleurs convaincu que Masha a été torturée avant son décès.

Une population soudée

Des manifestations violemment réprimées par le gouvernement de la République Islamique d’Iran, mais qui nourrissent l’opposition. De nombreux Iraniens ont soutenu le mouvement féminin et le président Ebrahim Raïssi a ordonné l’ouverture d’une enquête. En Iran, une femme ne peut pas porter en public de manteau au-dessus du genou, de jeans troués ou de jean slim sous peine d’être arrêtée et d’être jugée au tribunal. La communauté internationale a également réagi à la mort de Masha Amini, la qualifiant de “choquante” et intimant aux pouvoirs publics de respecter les droits fondamentaux des citoyens iraniens. Depuis dimanche, des slogans tels que “mort à la République Islamique” sont scandés par les manifestants à Téhéran ou encore Mashad, ville natale de la jeune femme.

Maud Baheng Daizey

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