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Lyon à la relance, Saint-Etienne s'enfonce

Il était annoncé comme chaud bouillant, il a finalement été quelconque. Sans saveur, sans folie, sans expulsion et surtout (pratiquement) sans public, cet OL-ASSE, 124è derby du Rhône, a accouché d’une victoire lyonnaise courte mais logique avec un Moussa Dembélé buteur sur un pénalty fort justifié au bout du premier quart d’heure. 

Et malgré quelques fulgurances stéphanoises, dont une parade décisive de Anthony Lopes sur une tête de Mahdi Camara suite à un long coup franc (41’), le score final ne souffre pas de grande contestation.

Si les hommes de Peter Bosz auraient pu alourdir la marque, cette précieuse victoire permet aux Gones de remonter à la dixième place et se refaire une petite santé. La nouvelle défaite des Verts, en revanche, enfonce un peu plus les protégés de Pascal Dupraz - qui n’a toujours pas enregistré la moindre victoire depuis son arrivée - et sont plus que jamais lanterne rouge du championnat avec désormais cinq longueurs de retard sur Lorient et Bordeaux, respectivement 18èmes et 19èmes mais surtout huit par rapport à Clermont, premier non-relégable.

Autrement dit, si des choix forts ne sont pas faits rapidement, l’AS Saint-Etienne risque de connaître des semaines compliquées et la fin de saison peut s’annoncer longue. 

Quelques bruits de couloir font état d’arrivées imminentes d’anciens joueurs du club comme l’attaquant Robert Beric, mais le temps presse : le marché hivernal ferme ses portes dans une semaine.

 

Dupraz, le monsieur maintien au coeur d’une mission sauvetage

 

On ne le présente plus et il est arrivé au chevet des Verts le mois dernier. Débarqué en lieu et place de Claude Puel à la mi-décembre, l’ancien de Toulouse et Evian ne reçoit pas que des louanges dans le monde du football professionnel mais tient la réputation d’être la personne que certains clubs contactent en priorité lorsque la situation s’avère compliquée. Le club stéphanois, seul détenteur de dix titres au sein de l’élite et ancienne gloire européenne des années 70, est déjà bien englué dans une zone rouge dans laquelle il a toutes les peines du monde à sortir. Les chiffres sont accablants : après le revers de vendredi soir, qui élève à sept le nombre de défaites consécutives, il s’agit ni plus ni moins que de la pire série en cours tous championnats confondus au sein du Vieux-Continent. 

Problématique, n’est-ce pas ?

Avec un groupe jeune en manque de repères et une accumulation d’erreurs individuelles, on voit assez mal comment le club du Forez pourrait s’en sortir cette saison.

Si deux signatures ont déjà été enregistrées, à savoir celles de Joris Gnagnon et Elaquim Mangala, qui arrivent tous deux libres, ajoutées à celles précédentes de Bakary Sakho, Sada Thioub et Paul Bernardoni, Pascal Dupraz indiquait après la rencontre, vendredi soir, attendre encore des renforts, espérant que ces joueurs “n’abdiquent pas”.

Le discours passera-t'il auprès de ses hommes ? Sera t’il suffisant pour amorcer une remontée folle afin d’éviter le pire en fin de saison ? Ces questions se posent…

 

À Lyon, Lopes solide, Dembélé en patron

 

La soirée de Peter Bosz a été bonne sur le plan comptable, mais ses protégés se sont contentés du strict minimum. Buteur à l’issue du premier quart d’heure sur un pénalty qu’il a lui-même obtenu, Moussa Dembélé confirme qu’il est un des hommes importants du système lyonnais. La suite de la rencontre n’a pas offert un score plus large malgré les nombreuses situations notamment dans le second acte avec une frappe d’Houssem Aouar repoussée par Bernardoni (56è) et d’un quatre contre deux vendangé par le jeune Kadewere (89è). Les Gones, mis en difficulté par quelques incursions stéphanoises, ont surtout pu s’en remettre à un Anthony Lopes encore décisif pour conserver leur avantage.

 

Bosz est t-il l’homme de la situation ?

 

Installé sur le banc lyonnais depuis le début de saison en succédant à Rudi Garcia, Peter Bosz a débarqué avec une belle réputation suite à ces expériences en Eredivisie et en Bundesliga. Seulement, six mois plus tard, il semblerait que le batave se soit heurté à la réalité d’une Ligue 1 plus tactique, plus conservatrice, moins portée sur le jeu offensif. L’ex-coach de l’Ajax Amsterdam peine encore à convaincre au sein d’un championnat qui demande une adaptation relativement rapide à son environnement.

Si cette semaine, la rumeur d’un départ a grandi dans la presse, il serait très dommageable pour les ambitions lyonnaises de se séparer d’un entraîneur du calibre de Bosz.

Le temps fera son œuvre, en espérant que le club de Jean-Michel Aulas, dont le début de saison n’a pas été de tout repos, revienne jouer les premiers rôles. Quoiqu’il en soit, ce Lyon-là reste malade mais rugit encore.

 

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