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Saint-Denis, terre de finales

Connue pour sa basilique, dans laquelle reposent les souverains de France, Saint-Denis est désormais le centre du sport français. C'est en effet au Stade de France que se déroulent les principaux évènements sportifs dont l'organisation a été attribuée à la France. Vitrine des équipements sportifs au sein de l'hexagone, l'enceinte dionysienne a déjà hébergé la totalité des grandes compétitions internationales. Dont la finale de la Ligue des champions, à deux reprises, en 2000 et en 2006.

La huitième du Real en l'an 2000

Deux ans après la finale du Mondial 98, le Stade de France reçoit la première finale de C1 attribuée à la France depuis 1981. Inédite par son affiche, cette rencontre voit pour la première fois deux clubs issus du même championnat s'affronter pour l'obtention du titre. Permise grâce à la démocratisation de l'épreuve au milieu des années 1990, après que l'UEFA ait renoncé à l'ancienne formule et de fait, à l'ancienne appellation (cf. Coupe des clubs champions européens), cette affiche cent-pour-cent espagnole avait des allures de finale de Coupe du Roi. Elle opposait le Real Madrid, habitué des joutes européennes, au Valence CF, néophyte à ce stade de la compétition. Force est de constater que l'expérience madrilène allait faire la différence face à la candeur des Valencians.

Tout de noir vêtus, les Merengues, bien que cinquième de leur championnat, firent preuve d'un sang froid décisif dans leur quête de huitième couronne européenne en ce 24 mai 2000. Emmenés par leur doublette offensive Morientes-Raúl, les joueurs du Real basculent en tête à la fin du premier acte grâce à l'ouverture du score de leur numéro neuf à la trente-neuvième minute. 

Au retour des vestiaires, Steve McManaman, transfuge de Liverpool à l'été 1999, double la mise d'une volée imparable (67e). Homme du match, le Liverpuldien laisse ensuite place à Raúl, froid et clinique pour sceller le score à la soixante-quinzième minute face à son coéquipier en sélection Santiago Cañizares, portier iconique du début des années 2000. Le Madrilène inscrit son dixième but de la compétition, faisant de lui le co-meilleur buteur de cette édition avec Rivaldo (FC Barcelone) et Jardel (FC Porto). Le score, sans appel malgré une première mi-temps équilibrée, ne changea plus. Le meilleur club du vingtième siècle put savourer un nouveau succès européen, assurément l'un des plus marquants.

2006, le FC Barcelone enfin de retour au sommet

La deuxième finale de Ligue des champions jouée sur la pelouse dionysienne a un point de concordance avec la première. De nouveau, un club ibérique triompha dans la préfecture de Seine Saint-Denis. Cette fois, le Real était absent des débats, éliminé dès les huitièmes-de-finale par Arsenal. Les Gunners, pour la première fois qualifiés pour une finale de C1 six ans après la finale de C3 perdue face à Galatasaray, sont opposés au FC Barcelone. Véritable machine en constante progression depuis la saison 2004-2005, l'équipe catalane compte dans ses rangs le meilleur joueur du moment. Recruté à l'été 2003 après le transfert avorté de David Beckham, Ronaldinho fait la pluie et le beau temps en Catalogne. Irrésistible meneur de jeu, passeur et même buteur (deuxième meilleur buteur de la compétition derrière Chevtchenko), le Brésilien doit conclure une saison de haute volée après avoir conservé le titre national et conquis son premier - et unique - Ballon d'or. Accompagné par Samuel Eto'o, Ludovic Giuly et autres Deco, il symbolise l'apogée du Barça entrainé par Frank Raijkard. 

Favoris, les Catalans sont pris de court dès les premières minutes par l'insistance de Thierry Henry. Le capitaine des Gunners se montre tranchant et dangereux face à Victor Valdès. Le premier tournant du match à lieu à la dix-huitième minute. Alors que Samuel Eto'o se présente face à Jens Lehmann, le portier allemand déséquilibre l'attaquant camerounais. Le ballon parvient malgré tout dans les pieds de Ludovic Giuly qui ne se fait pas prier pour conclure l'action. Sauf que Terje Hauge, arbitre norvégien de la rencontre, a déjà mis le sifflet à la bouche. Le but est conséquemment annulé et le Lehmann exclu. Arsène Wenger n'a d'autre choix que de sacrifier Robert Pirès pour faire entrer en jeu Manuel Almunia, doublure de Lehmann. Cruelle fin d'aventure londonienne pour le Rémois, en partance pour Villarreal après six années passées dans le nord de Londres. 

En dépit de leur infériorité numérique, les hommes d'Arsène Wenger ouvrent le score avant la mi-temps par l'intermédiaire de Sol Campbell (37e). Reprenant de la tête un coup-franc magistralement tiré par Henry, le défenseur anglais permet à son équipe de retourner aux vestiaires en ayant pris les devants. Mais la fatigue cumulée à la pression barcelonaise en deuxième mi-temps allaient conduire les Gunners à leur perte. Entreprenants grâce à l'apport offensif d'Henrik Larsson, le FC Barcelone égalise grâce à Samuel Eto'o (76e). Auteur de son sixième but de la saison en Ligue des champions, le meilleur buteur de Liga permet aux siens de revenir au score avant que Juliano Belletti ne conclut le travail (81e). Super-sub, le Brésilien est le héros inattendu de cette cinquante-et-unième finale de C1. Il délivre le club catalan dans une ambiance volcanique, une furia catalane dans les travées du Stade de France. Euphoriques, les joueurs du Barça peuvent célébrer leur deuxième Coupe aux grandes oreilles, quatorze ans après celle glanée en 1992 face à la Sampdoria. Et Carles Puyol, emblématique capitaine des Blaugrana, la brandir dans le ciel dionysien.

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